ECRAN
Voici donc le tant attendu Max et les Maximonstres. A l'initiative de l'école des loisirs et de la Warner, Potins Enfantins a pu découvrir ce film événement.Et alors ?! ...
Comme toujours, lorsque l'on découvre une adaptation cinématographique d'un chef-d'oeuvre, on est curieux, inquiet, perplexe et tout le toutim. Le film est une agréable surprise, un voyage enchanteur dans un monde imagé même si le scénario est un peu faible...
Dès les premières images, hum comment dire, on a l'étrange sentiment que ce n'est pas gagné. Max est un petit garçon qui vit dans son monde, un monde de solitude. Maman travaille, Papa est absent et la grande soeur a d'autres préoccupations que son petit frère. Dans ce petit bonhomme, époustouflant Max Records, il y a toute la souffrance, la rage voir la haine de celui que l'on écoute pas, que l'on entend pas ou que l'on ne voit pas. Et lorsque maman ramène un copain à dîner, c'est la folie. Max pique une crise et s'enfuit. Il court encore et encore, découvre un bateau qui, une fois dedans, l'emporte vers une terre inconnue. Un drôle de pays peuplé d'étranges personnages, particulièrement laids. Mais le petit homme va se révéler et s'imposer comme un roi auprès de ces derniers. Car si ces personnages forment un clan, ils sont aussi seuls, très seuls. La solitude qui d'ailleurs revient constamment tel un lien invisible entre les personnages, accompagnés mais seuls...
Max va alors vivre des relations fortes avec ces personnages, en particulier avec l'un d'entre eux, Carol. Carol qui, à sa façon, a un comportement très proche de Max. Il recherche une forme d'exclusivité avec le petit garçon, ce qui n'est pas sans créer des tensions avec le groupe, voir avec Max quand celui-ci opte pour l'union avec les autres. Derrière tous ces personnages, on le comprend assez vite, c'est une part de Max qui s'exprime d'où une profusion de sentiments. Au final, sentant qu'il est temps de partir, le petit garçon revient transformé, plus grand. Comme si ce départ était nécessaire pour se retrouver...
Pour représenter ces monstres, Spike Jonze a préféré privilégier le déguisement, le côté artisanal, à la modernité, en l'occurrence les effets spéciaux. Au final, les personnages ont un côté kitsch et, de l'avis général, font penser à la série des années 80, les fragelrock voir aux personnages de Dark Crystal. Comme précisé auparavant le scénario pêche, tourne en rond comme s'il n'y avait pas grand chose à dire ou à faire. On passe son temps à jouer, détruire les arbre, construire pour mieux détruire. C'est fou, c'est assumé, à nous de suivre...
Maintenant esthétiquement, le film est magnifique, poésie des images, féerie des lieux avec l'océan, le désert, la forêt. Autre point positif, la musique en totale adéquation avec le film, un mélange de sons modernes et de mélodies qui riment avec le rêve et l'évasion.
Au final, on est partagé, non par sur le fait d'aller voir le film mais sur son sens, sur le public visé. N'étant ni, à proprement parlé, pour les enfants, ni pour les adultes. Étrangement aussi, sans comprendre, ni savoir pourquoi, on en ressort fasciné.... La magie du cinéma sans doute.
Max et les Maximonstres de Spike Jonze avec Max Records, le 16 décembre en salle.
(c) Potins Enfantins/Pierre Sinanian. dec 09
Maintenant esthétiquement, le film est magnifique, poésie des images, féerie des lieux avec l'océan, le désert, la forêt. Autre point positif, la musique en totale adéquation avec le film, un mélange de sons modernes et de mélodies qui riment avec le rêve et l'évasion.
Au final, on est partagé, non par sur le fait d'aller voir le film mais sur son sens, sur le public visé. N'étant ni, à proprement parlé, pour les enfants, ni pour les adultes. Étrangement aussi, sans comprendre, ni savoir pourquoi, on en ressort fasciné.... La magie du cinéma sans doute.
Max et les Maximonstres de Spike Jonze avec Max Records, le 16 décembre en salle.
(c) Potins Enfantins/Pierre Sinanian. dec 09

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