Le Prix Gulli du Roman 2015...

Le Tam-tam
de la Fourmi

C’est ce matin que s’est déroulé le Prix Gulli du Roman 2015 présidé par Michèle Reisier.

Un prix de littérature basé sur deux principes, l'écriture d'un texte écrit en français à l’attention des 8-14 ans et paru entre janvier et septembre 2015.

Cinq romans, construits autour d’une trame narrative, ont été présélectionnés.

La maison Didier Jeunesse était représentée par Tristan Koëgel et son livre "Bluebird", un récit contant l’ histoire d’amour entre une adolescente, futur chanteuse de blues, et un jeune garçon originaire d’Irlande, sous fond d’Amérique ségrégationniste des années 40. Gallimard Jeunesse transportait le jeune lecteur en Turquie avec "Dans les yeux d’Anouch" de Roland Godeil. Une histoire d’amour entre deux jeunes adolescents pendant le génocide arménien. Un livre sur le devoir de mémoire. Devoir de mémoire que nous retrouvons avec "Max et les poissons" de Sophie Adriansen chez Nathan. Un livre sur la rafle du Vel d’hiv et les enfants de juillet. Deux autres livres, enfin, apportaient une touche plus fantaisiste pour ne pas dire fantastique. "Memor : le monde d’après" de Kinga Wyrzykowska, chez Bayard jeunesse, un monde fantastique «  le monde d’après » où les disparus trouvent une sorte de vie post-mortem tant que les vivants pensent à eux. Chez Thierry Magnier, "Un caillou sur le toit" de Colin Thibert transporte le lecteur dans une famille excentrique  qui va recevoir une météorite sur la maison et qui va chambouler leur vie…

Après de longues discussions, le jury, composé d’Antoine de Caunes, Joyce Jonathan, Adelaïde de Clermont-Tonnerre ou bien encore Natacha Polony, a distingué le livre de la maison Gallimard jeunesse, «  Dans les yeux d’Anouch » de Roland Godel

Un auteur touché par le prix récompensant son livre : « Ce prix Gulli du Roman me touche particulièrement car c’est un prix populaire, dans tout le bon sens que ce terme peut avoir. Et c’est ce que j’aimerais que l’on dise de mon livre. »

Roland Godel qui s’est inspiré de son histoire personnelle :  « Ma grand-mère s’appelait Papazian. Elle a marqué mon enfance, mon adolescence et ma jeunesse par son affection chaleureuse, par les plats orientaux qu’elle cuisinait avec amour pour toute la famille et par son rire, qui lui faisait monter les larmes aux yeux. Mais derrière ce rire, il y avait une zone d’ombre. Ma grand-mère avait une histoire. Je le savais depuis tout petit, sans comprendre vraiment de quoi il s’agissait. Il y avait ce mot étrange et inquiétant qui revenait souvent : la déportation.

Peu à peu, j’ai découvert ce que ma grand-mère avait vécu durant sa propre enfance, comment elle s’était trouvée brutalement emportée dans l’ouragan d’une période tragique de l’histoire. Plus tard, je l’ai encouragée à écrire ses souvenirs, ce qu’elle a fait, remplissant de nombreux feuillets de sa petite écriture nerveuse pour composer un texte précis, foisonnant de détails.

Dernièrement, en relisant ces notes, j’ai eu envie de donner une nouvelle vie à ce récit extraordinaire en le transmettant à mon tour, sous forme romanesque. Pour que les lecteurs d’aujourd’hui – jeunes ou adultes – puissent découvrir, à travers la « petite » histoire de ma grand-mère, un pan de la « grande » histoire, celle des événements qui se sont déroulés à partir du printemps 1915 dans l’Empire ottoman, conduisant au premier génocide du XXème siècle.

Les récits et les souvenirs écrits de la grand-mère constituent donc le fil rouge de ce roman. Les principaux événements et leur enchaînement s’en inspirent fidèlement. Divers documents d’archives m’ont permis de préciser certains points. Le roman se nourrit aussi de nombreux autres témoignages de déportés arméniens survivants qui, tous, racontent à peu près la même histoire. Le reste  - les personnages, les dialogues, les sentiments, les émotions, les amours, c’est de la part ajoutée de l’auteur.

La littérature jeunesse n'a plus à démontrer son importante dans le monde de l'édition et ce n'est pas Potins Enfantins que dira le contraire.

La littérature jeunesse a comme pour toutes les autres littératures des thèmes divers, variés. Elle ne peut se résumer tant elle est multiple. A l'image de ces livres sélectionnés.

La littérature transmet des valeurs et celle pour la jeunesse, est d'autant plus forte. Elle transmet aux nouvelles générations un témoignage pour se rappeler, apprendre et connaître, sans oublier rêver et imaginer...

Le Prix Gulli 2015 récompense cette année le souvenir d'une tragédie, en rappelle deux autres mais aussi fait rêver avec des thèmes particuliers et fantaisistes. 

Alors vive la littérature jeunesses, bravo à ses auteurs, bravo aux auteurs sélectionnés et au lauréat, Lorent Godel

(c) Pierre Sinanian/Potins Enfantins. sept 15

Tags : Prix Gulli du Roman 2015, Michèle Reisier, Didier Jeunesse, Tristan Koëgel, Bluebird, Gallimard Jeunesse, Dans les yeux d’Anouch, Roland Godeil, Max et les poissons, Sophie Adriansen, Nathan,  rafle du Vel d’hiv, Memor : le monde d’après, Kinga Wyrzykowska,Bayard jeunesse, Thierry Magnier, Un caillou sur le toitColin Thibert, Antoine de CaunesJoyce JonathanAdelaïde de Clermont-TonnerreNatacha Polony, littérature jeunesse, Potins Enfantins.

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