Si l'Enfance... Tristane Banon sur Potins Enfantins !

Si l'enfance...

A l'instar de cette photo prise par le talentueux Frédéric Monceau, il émane d'elle à la fois cette impression de fragilité et de force...
Lorsqu’on la croise, on est toujours attendri par son sourire, son regard presque timide, voir enfantin. Elle porte sur vous un regard bienveillant, curieux, toujours à l’écoute de l’autre.
Éternelle battante, la journaliste, chroniqueuse, écrivaine, Tristane Banon sait mieux que quiconque ce que signifie la résistance. Qu’importe les chutes, renaître de ses cendres, se relever, dénoncer, témoigner, crier mais rester au moins libre d’être soi.
La féline Tristane sait mieux que personne que nos cicatrices sont des expériences de vie.
Sans juger ou être moraliste, elle témoigne, condamne pour que ne pas laisser le silence et l’hypocrisie régner.
Les livres de Tristane Banon ont toujours été forts par les thèmes évoqués. La profondeur des sujets peuvent déranger, qu’importe, ils sont là pour énoncer les faits. Du livre « Le Bal des hypocrites », écho à la très médiatique affaire DSK, à « Erreurs avoués » , sur les confessions d’hommes sur des erreurs commises en passant par « Noir délire », histoire inspirée par la mort de l’actrice Marie Trintignant, les livres se font messagers. Bien entendu, elle parle aussi de ses propres histoires, celles qui constituent son histoire. L’enfance est un sujet difficile pour Tristane Banon mais pour lequel avec force, elle l’évoque, n’éludant rien.
« J’ai oublié de la tuer » en 2004 évoquait une histoire forte, celle d’une enfant, délaissée par son père et abandonnée par une maman occupée, confiée à une nourrice en souffrance et qui s’en prenait à l’enfant. Ce sentiment d’abandon à sa propre souffrance mais aussi la relation complexe, anxiogène,  entre une mère et sa fille en 2013, « Le début de la tyrannie ».
Son dernier livre est une parenthèse. Certes, le thème est tout aussi fort mais délivre par la suite un magnifique message d’amour et d’optimisme
Le titre est à lui seul annonciateur d’amour, « Prendre un papa par la main »...

(c) Frédéric Monceau

Tristane Banon
Prendre un papa par la main
Robert Laffont
19€
Pourtant, une fois de plus, l’histoire semblait vouloir faire un pied de nez à Tristane. Cette histoire évoque la vie d’une femme célibataire qui s’est vue abandonner par le père du bébé à la naissance de ce dernier. Un livre où la maman n’est pas la seule à parler puisque c’est aussi le cas du bébé… Quelle est donc la raison de cette disparition soudaine ? Et ceux ne sont pas les silences de l’intéressé qui combleront le vide engendré.
Un abandon de plus ? Un replay à sa propre histoire ? Loin de se laisser aller, elle fait de cette énième épreuve une force. Mais surtout, elle n’est plus seule. Elle est là, cette petite fille qui recevra tout l’amour qu’elle a à distribuer. Elle ne reconduira pas son histoire, elle est différente, unique, précieuse. Cet amour recherché, elle l’offre comme si ce dernier attendait le bon moment pour être délivré. Une célébration d’un amour vrai, du lien fusionnel qui en toute logique devrait être celui d’une mère et son enfant.
Et cette petite lumière va lui offrir aussi un compagnon. Une merveilleuse histoire où un petit bout de chou va faire succomber, et succombera elle même puisqu'il s'agit d'un coup de coeur réciproque, un charmant monsieur. Permettant ainsi d’écrire une nouvelle tranche de vie. Belle, cette fois-ci.
Un livre témoignage de plus mais qui est aussi source d’un message optimiste.
Aujourd’hui, Tristane Banon est une nouvelle femme. Bien entendu par la maternité mais en apprenant à vivre avec son passé. On ne rattrape pas le passé, il est là, on ne peut l’ignorer. On peut tenter de le cacher mais il se tient là en embuscade, prêt à remonter à la surface frontalement ou sournoisement. Avec le temps, elle a apprits à le laisser là où il est, ne pas se retourner mais regarder l’instant présent. Appris aussi à croire à demain en laissant de nouvelles et belles pages écrire son livre de vie.
Celle qui en 2005 participait aux côtés de Dan Franck, Patrick Poivre d’Arvor ou Bernard Werber, pour l’Unicef et les éditions Belem, « Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l’enfant », évoque aussi l’enfance dans « Si l’enfance ». Un bel et beau cadeau qu’elle offre aux lecteurs de Potins Enfantins. Qu’elle en soit remerciée !
Remerciements à Juliette Duchemin

Pour vous, si l’enfance est ou était :

UN PARFUM

La fraîcheur du lait pour le corps des bébés. Toute sa vie on recherche cette odeur-là...Mais on a prendre des douches, ça ne revient pas complètement. Parce que cette odeur, ça n’est pas que le lait, c’est son mélange avec la peau neuve. On sent l’enfance presque jusqu’à l’adolescence. Après on met des parfums atroces et des déodorants en excès pour se « sentir » adulte et c’est le début de la fin! "

UN OBJET

Un compas, un double décimètre ou un effaceur, parce qu’en générale, quand on quitte l’enfance, on oublie ces choses-là et on y repense plus jamais, sauf pour vous répondre! "

UN LIEU

Le bureau de la directrice, je l’ai beaucoup visité quand j’étais enfant! La cantine aussi, j’ai toujours été gourmande, suffisamment pour savoir que quand on aimait bien manger, il faut parfois appendre à fuir ces endroits-là! "

UN SOUVENIR

Mes crises de larmes pour ne pas partir un mois en colonie de vacances l’été car je ne voulais pas quitter ma mère et les amis de l’école ... Un deuxième? Mes crises de larmes pour ne pas en revenir un mois plus tard car je ne voulais pas quitter mes nouveaux amis! "

UNE GOURMANDISE

Le pot de Nutella, à la petite cuillère...devant « La Cinq » de Berlusconi! Il faut la Cinq et la petite cuillère, sinon, ça n’a pas le même goût! "

UN LIVRE

" N’importe lequel de la bibliothèque rose... Le club des cinq ou Fantômette peut-être...après, il y a la bibliothèque verte...sauf pour les garçons, qui re-bascule facilement sur d’autres bibliothèques roses, mais on quitte clairement la question de l’enfance! 

UNE MELODIE

" Le thème des « Citées d’or »...j’ai bientôt 39 ans et il figure toujours sur ma playlist, plus de trente ans plus tard... « Esteban, Zia, Tao...Les Citées d’o-o-or! », ça ne vieillit pas! J’ai basculé toute la série que j’avais en VHS sur DVD pour ma fille. Elle aimera, c’est sûr! "

UNE COULEUR

" Le bleu. Toujours, partout, depuis ma naissance. Ma chambre était bleue, déjà, et ça n’était même pas un hommage à Simenon! "

UN REVE

" Un cauchemar...Je faisais beaucoup de cauchemars étant enfant, ça m’est un peu passé avec l’âge.

QUELQUES MOTS  sur l'ENFANCE

" C’est un voyage intéressant, et comme souvent les voyages, on en garde un souvenir enjolivé tout en étant sûr de ne pas vouloir y retourner. On regarde les photos et ça suffit bien. "

(c) Potins Enfantins/Pierre Sinanian. juin 18

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Potins Enfantins : Les derniers articles !

Translate

Potins Enfantins visitors (installé le 26/02)

Flag Counter

En ce moment... Dans le monde

Vous regardez Potins Enfantins

free counters

Pages vues par pays du 05/05(18h) au 12/05 (17h)

  • Norvège
  • Russie
  • France
  • Allemagne
  • Etats-Unis
  • Algérie
  • Belgique
  • Espagne
  • Chine
  • Australie